LA MALADIE, UNE ABSTRACTION DU CONTEXTE DE VIE DU MALADE

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L’organisme humain réagit à notre contexte de vie : nos émotions, nos conflits, notre nourriture, notre environnement.

Lorsque ces réactions deviennent intenses et répétées, elles se manifestent en tant que symptômes que notre société a pris l’habitude de percevoir en tant que «maladies».

Le fait de les nommer donne l’impression qu’elles sont autonomes.

Il en découle :
– une dé-responsabilisation du malade qui ne se sent plus concerné par ce qui lui arrive.
– une personnalisation de la «maladie» qui possède une vie complètement indépendante du malade
– un renforcement dans la conscience collective de l’idée de sa pseudo-réalité qui se charge de plus en plus des souffrances qui lui sont associées.
– une récupération par la médecine en tant que solution unique au problème du malade, occultant le lien qui existe entre le contexte de vie de ce dernier et sa réaction cellulaire.

Dans ces conditions, «l’individu qui lutte contre sa maladie» est dans une situation quasi suicidaire puisqu’il entre en conflit avec sa propre réaction dont il ne comprend pas les tenants et les aboutissants.

Le bon sens implique donc de comprendre la nature contextuelle du problème de l’individu et de l’aider a le résoudre sur le plan psychologique et spirituel en y associant une aide médicale destinée à accélérer la résolution de la réaction.

On entre ainsi dans le changement-guérison et non dans la rémission avec son chapelet de rechutes et de récidives enregistrées dans ce qu’il est convenu d’appeler «le dossier médical» du patient.

Remarque : Dans la pratique, la situation est parfois plus complexe dans la mesure où l’individu est sujet à des programmes inconscients qui le limitent et l’enferment dans des scénarios de vie négatifs. L’art du thérapeute consiste donc à déjouer ces stratagèmes et aider l’être en souffrance à sortir de ces dilemmes uniquement bien entendus dans la mesure où ce dernier choisit cette voie. En effet, il est bon de préciser qu’il n’y a pas de modèle de vie et que chacun est la perfection des perfections sur son propre chemin. Ce respect de la différence, au niveau du thérapeute, permet d’éviter tous les «terrorismes» du «vouloir guérir» à tout prix. En percevant dans la réaction cellulaire de la personne, une forme de vérité profonde de son être, on peut en la magnifiant et ouvrir la voie à toutes sortes de miracles…

Serge Fitz, Mars 2017

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